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CAP cuisine&innovation

Expo, Milano, Portfolio

23 Août 2015 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #innovation, #italie

1ères impressions de l'Expo Universelle après 2 journées.

Peu de commentaires, juste des images, j'essaierai de faire plus fouillé ensuite.

Une journée d'Expo c'est : des kilomètres à pied, beaucoup de monde, faire la queue pour entrer dans les pavillons les plus renommés (et certainement que de voir des gens faire la queue, ça incite à penser que le lieu vaut le coup), attendre, patienter (1h40 pour le Japon...), lever les yeux, essayer de comprendre l'Italien, lire en anglais, marcher à petits pas derrière d'autres visiteurs, chercher l'ombre, faire la queue pour un verre d'eau ou une glace, profiter des brumisateurs, respirer les odeurs venues d'ailleurs... Et globalement tout se fait en bonne intelligence, pas de heurt, pas d'impatience, la dolce vita peut-être !

A mon actif, de l'intérieur : Chine, France, Iran, Japon, Malaisie, Turquie, les pavillons collectifs Fruits et Légumes (Ousbekistan...), Epices (Tanzanie, Afganistan...), Café (Cuba, Ethiopie...), Cacoa (Gabon, Sao Tomé...)

Et de l'extérieur, des lieux qui inspirent par leur architecture : Belgique, Brésil (un pont de singe gigantesque pour entrer dans le pavillon), Corée (tout blanc, des illuminations qui en changent les couleurs partiellement à la nuit tombée), Népal (un enchainement de pagodes et moulins à prières), Royaume Uni (à la nuit, une espèce de boule de feu jaillit d'un cube de barbelés), Pologne (tout ouvragé, en cageots de pommes)

De place en place des trucs sympas pour vivre dans l'expo : des bassins vers lesquels descendent des escaliers larges où se poser et se reposer, si on a de la chance, on peut s'installer sur un large coussin mou grand comme un matelas, des fontaines à eau pétillante, des plantations de riz, pommiers, maïs, autres fruitiers...

Des marques ont leurs espaces de promotion, je vais juste citer un lieu piloté par une marque que je ne connais pas (...!), équipé d'un bar de glace, en vraie glace. C'est audacieux, original, expérienciel, mais, soit, ça consomme beaucoup d'énergie...

Des architectures extérieures qui osent, qui tentent des trucs, pas mal de choses vraiment jolies en bois, de la rondeur et de la durabilité, beaucoup de blanc et de miroirs aussiDes architectures extérieures qui osent, qui tentent des trucs, pas mal de choses vraiment jolies en bois, de la rondeur et de la durabilité, beaucoup de blanc et de miroirs aussiDes architectures extérieures qui osent, qui tentent des trucs, pas mal de choses vraiment jolies en bois, de la rondeur et de la durabilité, beaucoup de blanc et de miroirs aussi

Des architectures extérieures qui osent, qui tentent des trucs, pas mal de choses vraiment jolies en bois, de la rondeur et de la durabilité, beaucoup de blanc et de miroirs aussi

Des rivières de métal, métaphores de la consommation ? En Corée, en FranceDes rivières de métal, métaphores de la consommation ? En Corée, en France

Des rivières de métal, métaphores de la consommation ? En Corée, en France

Spécialités malaises, des petits beignets avec un joli feuilletage, des brochettes satay, qui étaient pas mal et j'ai pas fait la queue !Spécialités malaises, des petits beignets avec un joli feuilletage, des brochettes satay, qui étaient pas mal et j'ai pas fait la queue !

Spécialités malaises, des petits beignets avec un joli feuilletage, des brochettes satay, qui étaient pas mal et j'ai pas fait la queue !

Le petit côté "grenier magique" du plafond du Pavillon France, onirique sans être ostentatoire, ça répond bien avec ce que le reste de la scénographie invite à réfléchirLe petit côté "grenier magique" du plafond du Pavillon France, onirique sans être ostentatoire, ça répond bien avec ce que le reste de la scénographie invite à réfléchirLe petit côté "grenier magique" du plafond du Pavillon France, onirique sans être ostentatoire, ça répond bien avec ce que le reste de la scénographie invite à réfléchir

Le petit côté "grenier magique" du plafond du Pavillon France, onirique sans être ostentatoire, ça répond bien avec ce que le reste de la scénographie invite à réfléchir

ContrasteS (avec plein de S) en ChineContrasteS (avec plein de S) en ChineContrasteS (avec plein de S) en Chine

ContrasteS (avec plein de S) en Chine

Poésie et expérience de visite au JaponPoésie et expérience de visite au JaponPoésie et expérience de visite au Japon

Poésie et expérience de visite au Japon

Des ronds, des graphes explicatifs, qu'il n'y a plus qu'à éplucher...Des ronds, des graphes explicatifs, qu'il n'y a plus qu'à éplucher...Des ronds, des graphes explicatifs, qu'il n'y a plus qu'à éplucher...

Des ronds, des graphes explicatifs, qu'il n'y a plus qu'à éplucher...

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1 jour 1 restau - actes manqués

22 Août 2015 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #restaurant

Pour clore la série...

A la crêperie au milieu du mois d'août : une crêpe oeuf tomate, blanc pas cuit et tomates compotées (alors que c'est bien la saison des fraîches) avec des herbes séchées qui auraient été mieux sur de la viande de barbecue. Pourquoi faire compliquer ? 2 belles tranches de tomate juste chauffées à la poêle sur le blanc d'oeuf en attendant qu'il cuise, ça aurait pourtant été parfait...

Dans un restaurant où je rêvais d'aller depuis longtemps, mélangeant cuisine sauvage, cuisine végétarienne et plus conventionnelle, dans une ambiance conviviale : la faute aux autres tables que j'ai testées juste avant ? j'ai été déçue, pas par le cadre ou l'accueil, mais par la cuisine, trop compliquée ou trop simple, j'hésite encore... Les trouvailles intéressantes sont peut-être un peu camouflées dans des plats ou associations de saveurs banals. Pas besoin de lardons ou d'oeufs dans ma tarte aux orties, notamment... orties ou épinards ou n'importe quoi d'autres, je crois que j'aurais pas su... Mais peut-être que plus typé, ça déstabilise trop la plupart des convives ?

Dans un restaurant de cuisine rapide qui vient d'ouvrir, et je vais mettre en partie le mauvais accueil et le mauvais service sur le compte de la jeunesse de l'établissement : on arrive et on demande si on peut déjeuner (à 13h), "adressez-vous au bar" nous dit-on, au bar "asseyez-vous ou vous voulez". Tout ça manquant un peu de sourire. 10 minutes d'attente entre le service d'un plat et celui de ma soeur, qui m'accompagnaient ; la même chose ou à peu près sur la table d'à-côté, servie partiellement elle aussi... ça sentait le stress, le manque d'expérience, la préoccupation du coup de feu, mais ça manquait quand même de chaleur, un coup presque à dire qu'il ne faut pas faire ce métier si on n'aime pas les gens...

En bord de mer, restaurant à touristes, acte pas tout à fait manqué : des moules frites parce que c'est la saison, restaurant rempli de monde, service de qualité, sympathique, bon conseil sur le vin, les noms des fournisseurs (locaux) sur le set de table, bonne mise en confiance, juste une impression que la sauce était servie à la louche sur les moules et les langoustines. Au final, une belle étiquette sur le menu mais pas plus d'intérêt que ça à compliquer la recette...

Serais-je dans une veine de simplification et de retour aux produits bruts ?

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1 jour 1 restau - acte 4 - Pizza Mario

13 Août 2015 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #restaurant

1 jour 1 restau - acte 4 - Pizza Mario

La vente à emporter ça compte. Non ? Ici ça se passe à Fouesnant, pizzeria à emporter tenue par un vrai Italien (de Sicile, je crois), qui dit tenir sa pâte de sa mère.

Bonne réputation et avis partagé du jury ! Les pizzas sont immenses, bien garnies, la pâte est très fine et ce qu'il faut de croustillante.

En plus, je souligne que "même à emporter" c'est bon. Il m'est arrivé d'être déçue par des pizzas moins bonnes à la maison après 15 minutes de trajet et de blabla que consommées sur place. Et sur place c'était vraiment très bon.

J'avais choisi une pizza blanche "mille colore"... L'art de la contradiction ! Avec du lard, des tomates confites, une persillade, des poivrons, de la mozzarella. Je l'ai terminée, avec plaisir.

Précaution pour la suite : on n'est pas les seuls à savoir qu'elles sont bonnes ses pizzas, mieux vaut s'y prendre assez tôt pour commander...

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1 jour 1 restau - acte 3 - Le Flaveur

12 Août 2015 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #restaurant, #Bretagne, #tendance

Cela faisait bien longtemps que je voulais aller y déjeuner ou dîner. Comme il est à Concarneau (dans une petite rue entre le port de plaisance et la chapelle de la Croix), cela en faisait pour moi une expérience de vacances ou de week-end...

Le restaurant a ouvert il y a peut-être bien 2 ans maintenant (peut-être plus ?) et a très vite été gratifié d'une toque Gault&Millau. Et depuis, sa réputation ne se dément pas (j'ai mes indics à l'office de tourisme de Concarneau...).

Qu'est-ce qu'on mange ? une cuisine de type gastronomique qui met l'accent sur les produits locaux. Il faut goûter ! On a choisi le menu à 25 € qui paraissait déjà très intéressant (il y a un autre menu à 39 €).

1 jour 1 restau - acte 3 - Le Flaveur

Mon entrée : un croustillant aux moules servi sur un velouté aux crustacés et une compotée de poivrons.

ça fait un peu hiver ? mais c'est chaleureux et gourmand, et c'est bien la saison pour préparer et déguster ce type de plat.

Une association de saveurs originale, un peu dérangeante / étonnante à la première bouchée, et puis bonne, très bonne, agréable, une belle persistance en bouche. Ce type de plat que l'on a envie de déguster très lentement pour se laisser le temps d'apprécier les saveurs à leur juste mesure. ça commence bien ! On se dit que c'est ce qu'il faut d'audacieux et bien maîtrisé (le chef peut donc se permettre d'être audacieux !).

Très tendance, le contraste de textures. Et ça m'amène à une petite réflexion : la saveur reste, les textures passent. Et quand on est dans le registre gastronomique, eh bien, la texture est une accroche (utile) et on se laisse porter par la longueur en bouche, et c'est la saveur qui marque. Les envies de mélange de texture seraient-elles donc étroitement liées à la fast food society ?

L'autre entrée du menu était très jolie et fraîche, dressée un peu à la Passard, d'épaisses tranches de filet de saumon fumé, une mousse de wasabi, une petite vinaigrette agréable et un joli assortiment de légumes crus. (Marrant tiens, comme quand on dit "légumes crus" ça fait gastro et quand on dit "crudités" ça fait cantine...!)

1 jour 1 restau - acte 3 - Le Flaveur

Mon plat : thon blanc, boulgour, fenouil rôti et une sauce crustacés

Le thon blanc c'est vraiment le moment d'en manger, alors j'ai fait l'impasse sur le canard aux cacahuètes et vinaigrette à l'orange qui me faisait de l'oeil (ça doit être un peu à la mode la cacahuète).

Un beau pavé de thon blanc cuit juste comme il faut, fondant rosé au coeur, encore moelleux en extérieur. Des associations puissantes, le fenouil surprenant, là aussi un peu dérangeant / étonnant puis intéressant en association avec le thon. Un peu audacieux aussi, donc.

Petit détail, la coque ouverte en déco d'assiette c'est toujours joli !

La cuisine du chef ne laisse pas indifférent et c'est bien, ça fait plaisir de manger "quelque part" et "n'importe où". Je dirais assez que c'est un bon archétype de cuisine de "garçon" ; après avoir un peu contesté l'idée d'une cuisine d'homme différente d'une cuisine de femme, je me plie un peu au principe, avec l'expérience...

1 jour 1 restau - acte 3 - Le Flaveur

Mon dessert : pêches pochées

Je confesse que j'ai oublié la saveur du crémeux...

En complément de ce menu, on s'est laissé conseillé sur le vin par le serveur, un Mennetou salon blanc, très bon et judicieux. Et il faut souligner, outre le bon choix du vin, que le service était vraiment très agréable, sympathique, pas guindé, présent ce qu'il faut et discret comme il faut.

Ici aussi, un lieu à recommander !

Merci Mélanie et Dani pour la soirée !

D'un point de vue personnel, je me dis simplement que la bistronomie me touche à présent peut-être davantage que la haute gastronomie...

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1 jour 1 restau - acte 2 - Le Comptoir du Théâtre

7 Août 2015 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #restaurant, #Bretagne, #Espagne

1 jour 1 restau - acte 2 - Le Comptoir du Théâtre

Là encore, le lieu vient d'ouvrir et c'est via facebook que j'ai suivi l'avancement du chantier.

C'est l'ancien comptoir à tapas des halles de Quimper qui s'installe dans le nouveau pôle culturel près du théâtre Max Jacob, au Greta, ce qui parle à pas mal de Quimpérois... !

Qu'est-ce qu'on mange ? Avec une jolie offre de tapas ou plutôt de raciones*, d'entrées à grignoter et à partager, des menus du jour, et une offre d'accords mets et vins.

La déco est soignée, dans un style un peu industriel et chaleureux. Et ce qui ne gâte rien, l'accueil et le service sont vraiment très sympathiques. Vraiment exemplaire même (même pour quelqu'un qui est encore impressionné par la qualité du service en Irlande)

1 jour 1 restau - acte 2 - Le Comptoir du Théâtre

Les entrées : plutôt que de prendre celles du menu, on s'est laissés tentés par des raciones à partager parmi une petite dizaine de choix.

ici :

  • rillettes de lieu
  • saucisse de boeuf aux cacahuètes
  • saucisse de porc blanc de l'ouest

Ah oui, j'oubliais, le Comptoir est impliqué dans le mouvement Slowfood et participe au travail sur le développement des races à viande de Bretagne, d'où la présence à carte de produits à base de porcs blancs de l'ouest.

Ce qui n'empêche pas de trouver aussi dans les raciones, des assiettes de jambon bellota. Et ça aussi ça donne envie !

* tapas ou raciones ? En France, on dit souvent tapas pour parler des entrées en petites portions, on en prend plusieurs et on partage, ça fait l'entrée ou l'apéro et on boit forcément quelque chose avec. En Espagne, les tapas ce sont des portions individuelles, et traditionnellement des tartines qu'on pouvait poser sur le dessus du verre. Les raciones ce sont des petites portions à partager. Comme quoi la traduction... Sur le pourquoi on a des tapas en Espagne, certains disent que l'on servait une tartine posée sur les verres pour le fermer et empêcher les mouches de tomber dans le verre, d'autres que c'est un maire ou un autre responsable local qui aurait imposé que l'on serve à manger avec le boire pour la santé publique !

1 jour 1 restau - acte 2 - Le Comptoir du Théâtre

Le plat : une très belle assiette, autant la vaisselle que la façon dont c'est composé. Ce jour-là, du lieu noir, un risotto au ras-el-hanout, des haricots blancs très bien cuits, et des oignons rouges rôtis. Très très bon, et finalement, les accompagnements étaient tellement bons, je me serais presque passée du poisson !

Le dessert du jour : une crème brûlée à la lavande servie avec un petit crumble au sarrasin. Etonnant et très bon là aussi. Un judicieux et délicieux mélange de Provence et Bretagne.

Super repas du début à la fin. De la très très bonne bistronomie créative. Et je n'ai pas parlé du vin ! On a choisi la proposition rouge du jour, destinée à aller au mieux avec le menu. Un vin du Languedoc qui s'est parfaitement accordé avec la rillette de lieu, les saucisses, le lieu noir, et la crème brûlée à la lavande. Merci pour ça aussi !

Voilà. Je conseille (j'ai déjà conseillé plein de fois depuis le repas) et je retournerai !

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1 jour 1 restau - acte 1 - Kouign Palace

6 Août 2015 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #restaurant, #Bretagne, #innovation

Pendant les vacances, c'est l'occasion de prendre le temps de tester les endroits où l'on ne va pas pendant l'année et de profiter des lieux "avec vue" qui offrent les belles vues et jolis moments, et si besoin les balades digestives sympathiques.

J'avais fait ma petite liste, j'avance pas mal...

Acte 1 - Kouign Palace - Port de Keriti - Penmarc'h

1 jour 1 restau - acte 1 - Kouign Palace

ça a ouvert il y a à peine plus d'un mois, celui-ci j'ai pas trop traîné à pouvoir tester !

Le cadre est vraiment très agréable, juste devant le port, les Etocs, la digue, la mer et mille nuances de couleur, et l'horizon qui change vraiment avec la marée.

Qu'est-ce qu'on mange ? Au plat du jour ce jour-là, je me souviens qu'il y avait des sardines grillées, tout à fait de saison, vraiment attirant, mais j'étais venue pour goûter les kouigns en plat principal.

Les kouigns kezako ? La spécialité bretonne (enfin bigoudène) qui monte qui monte qui monte... ! C'est une sorte de crêpe épaisse, montée à la levure de boulanger. Ici on les fait au blé noir, salées donc. Et la spécialité du lieu ce sont des genres de burger dans lesquels 2 kouigns viennent remplacer le pain.

La bonne idée c'est d'en changer la taille à l'envi, parce qu'on peut facilement le faire, et on trouve donc à la carte des mini en formule découverte : 3 mini "burger" plutôt qu'un gros.

1 jour 1 restau - acte 1 - Kouign Palace
1 jour 1 restau - acte 1 - Kouign Palace

La première recette : classique façon burger, avec un steak haché, un ketchup très épicé, du fromage bien fondu. Servi avec des frites, j'avoue que ça fait un peu peur au début, mais c'est réellement étonnamment bon ! Les kouigns ont un vrai bon goût de blé noir et ça apporte un vrai quelque chose au boeuf (qui est bon d'ailleurs). Et le ketchup épicé, eh bien c'est utile aussi. Donc bizarre mais bon !

1 jour 1 restau - acte 1 - Kouign Palace

La seconde recette : végétarienne. Avec des achards de carotte, de la crème, des oignons rouges (je crois me souvenir), des tomates, de la salade. TRES différent de l'autre recette, et très très bien. C'était frais et original et vraiment intéressant.

On peut s'impressionner finalement que l'on puisse emmener un même produit dans des univers aussi différents !

1 jour 1 restau - acte 1 - Kouign Palace
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Supermarché, quoi de neuf ?

5 Août 2015 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #analyse, #tendance

Je me rends compte que je vais finalement de moins en moins en supermarché, pour mes courses de tous les jours, et que ça faisait quelques mois que je n'avais pas eu besoin (ou le temps) d'y faire une veille un peu active. L'ennui dans ces cas-là, souvent, c'est qu'on part pour acheter 2-3 bricoles et qu'on revient avec bien plus que prévu.

Début août, je crois que le plus notable et événementiel dans les rayons c'était les écriteaux "suite au passage des agriculteurs, nous avons retiré de nos rayons les produits des marques X, Y et Z dont l'origine des matières premières n'est pas clairement indiquée." Côté charcuterie, ça nous fait un petit tiers des étagères vides environ. Quelques jours après les manifestations, les choses ont l'air d'être annoncées sans passion dans les rayons, avec un message qui dit au consommateur, "tu peux vérifier d'où vient la viande (ou le lait) que tu achètes, et après tu fais ton choix, si on te dit pas d'où ça vient, c'est qu'il te manque une information pour choisir".

La question maintenant, c'est est-ce temporaire ? est-ce que ça va changer les pratiques des industriels et des consommateurs ?

A part ça côté produit, j'ai noté :

  • les bières aromatisées et les cidres également, qui visent l'apéritif désaltérant. Moins d'alcool, pas trop de sucre, du fruit rouge, de l'agrume
  • des desserts ultra-frais sous licence de marque, twix, mars, smarties des trucs compliqués, mélangeant les saveurs, les textures.
  • pas grand chose côté conserve de poisson ou de viande, ou côté confiserie et chocolat, des rayons qui ont été dynamiques et qui m'ont semblé un peu endormis (mais mon observation est très partielle)
Supermarché, quoi de neuf ?

J'ai goûté le dessert Danone et Twix, pour voir, pour me faire une opinion moi-même. Un compartiment avec des billes de biscuit enrobées de chocolat, un compartiment principal avec un genre de yaourt et dessous un coulis de caramel. L'idée et séduisante... mais décevante (je ne dis pas déceptive, ça fait trop marketeur !). Le geste c'est bien, renverser les billes dans le yaourt / crème, aller chercher la sauce caramel au fond ; la texture (les textures) c'est pas mal ; mais côté saveur, pas trop d'intérêt, j'ai trouvé. C'est pas tout à fait du yaourt et c'est pas tout à fait de la crème dessert, acide comme un yaourt et onctueux comme une crème dessert, moins sucré aussi, on se dit que c'est bien, mais je n'aime pas trop le mélange "goût yaourt" et chocolat ou caramel. Et je n'ai pas su que c'était du Twix.

Bon, au moins c'est fait... J'avais aussi vu en rayon des crème bi-goût framboise et vanille sensément présentées en damier dans le pot et à mélanger soi-même. J'étais curieuse de voir le rendu mais je n'ai pas acheté, je suis à peu près sure que je n'aurais pas aimé...

Découvert en publicité sur le Festival de Cornouaille (comme quoi c'est utile pour les marques de venir présenter leurs nouveaux produits dans ces univers-là), le cidre blanc et agrumes de Loïc Raison. j'ai acheté et j'ai goûté. Pas mal du tout, c'est assez fin et subtil, pas trop sucré, pas trop âpre, pas trop neutre.

NB : ce n'est pas la veille en magasins qui m'a donné envie, mais bien d'autres canaux d'information !

Supermarché, quoi de neuf ?Supermarché, quoi de neuf ?
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J'adooooore la pâte filo... !

3 Août 2015 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #Recette, #Veg, #ingrédients

Je viens d'expérimenter la pâte filo. J'ai l'habitude d'utiliser les feuilles de brik mais la pâte filo c'est la première fois.

J'aime bien "peindre" la pâte filo de beurre ou d'huile, j'aime bien manipuler les feuilles pliées, je les trouve très conciliantes à la manipulation tant avant qu'après cuisson, après cuisson ça devient joliment coloré, croustillant sur le dessus et fondant à l'intérieur. Quand c'est croustillant, on a un léger goût de pain et c'est joliment doré. Je n'ai pas eu besoin de surveiller de façon trop attentive la cuisson (à 150°C), et ça permet de cuire à l'étouffée les ingrédients choisis. En plus, comme c'est facile à manipuler après cuisson, les plats se laissent bien déplacés pour se faire photographiés.

En bref, les feuilles de pâte filo c'est bien pour :

  • apporter du croustillant
  • apporter du doré
  • cuire à l'étouffée
  • donner du volume
  • faire du feuilletage au beurre ou à l'huile (sucré ou salé)
  • faire des photos des plats finis

et c'est facile !

NB : pour l'ensemble des recettes, j'ai appliqué le principe de badigeonner la feuille d'huile ou de beurre fondu au pinceau et d'utiliser 4 épaisseurs de pâte filo à la fois.

J'adooooore la pâte filo... !

Quelque chose comme un beurek

avec :

  • aubergines, carottes, courgettes jaunes coupées en lamelles et marinées pendant quelques heures avec de l'huile d'olive, de l'ail et du romarin, du thym fraîchement cueillis dans le jardin
  • de la feta (oui, de la vraie feta, que j'ai acheté moi-même, que j'ai choisi moi-même de cuisiner, ceux qui me connaissent doivent sourire en coin)
  • quelques abricots secs coupés en salpicon mélangés aux légumes au dernier moment

Et pour le montage, c'est encore plus simple que les lasagnes. Une première couche de pâte filo badigeonnée d'huile d'olive (2 feuille pliées en 4 pour couvrir la surface complète du plat à gratin), puis une couche de légumes, et suffisamment de feta émiettée (à la main, que j'ai donc touchée avec mes petits doigts et sans faire la grimace), j'ai terminé par une couche de pâte filo, qui a bien croustillé après cuisson, environ 40 minutes à 150° (four chaud).

Le résultat : pas mal du tout en texture, un peu plat peut-être en goût, la feta que j'ai utilisées est peut-être un peu plus douce que je ne m'attendais et je n'ai pas voulu trop charger en romarin, thym et abricots, j'aurais pu en mettre un peu plus. Mais je valide le concept, à la fabrication et à la dégustation !

J'adooooore la pâte filo... !J'adooooore la pâte filo... !J'adooooore la pâte filo... !
J'adooooore la pâte filo... !
J'adooooore la pâte filo... !

Un genre de Pasteis de Nata

comme au Portugal

avec :

  • des feuilles de pâte filo badigeonnées de beurre fondu et foncées dans des moules à tartelettes
  • un appareil à crème prise sucré, avec juste de la crème et pas de lait (j'ai utilisé une espèce de crème végétale avec une liste d'ingrédients relativement longue... elle avait une réaction assez surprenante au mélange avec les oeufs, comme si ça prenait en masse pour devenir plus onctueux, même avant cuisson)

J'ai fait 2 tournées, la première à 180°C, pour me rendre compte qu'il valait mieux cuire moins fort, pour que l'appareil ait le temps de colorer avant que les bords de pâte feuilletée deviennent noirs...

Dégustées presque froides, je pense que c'est meilleur encore tiède. Mais là aussi, je valide le premier essai. Je referai, c'est vraiment bien pour faire des tartes de toute sorte surement. Je pensais que ça détremperait mais ça garde vraiment bien sa structure.

J'adooooore la pâte filo... !J'adooooore la pâte filo... !J'adooooore la pâte filo... !
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