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CAP cuisine&innovation

J'ai fait la petite souris au Master Class Alain Passard

30 Novembre 2013 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #Chef, #légumes

et ça m'a inspirée...

Lundi dernier (25 novembre, jour de la Ste-Catherine, la patronne des jardiniers, ça ne s'invente pas !), conférence d'Alain Passard au Centre Cuinaire Contemporain, pour découvrir son univers, le voir cuisiner ; puis dîner avec les cuisiniers stagiaires du Master Class, mes collègues Laure et Tugdual et l'assistante d'Alain Passard, Isabelle, de quoi plonger un peu plus loin sur le fonctionnement de l'Arpège, la façon dont se déroulent les services. Et donner envie, vraiment de connaître encore plus l'univers de cette cuisine qui met le légume au cœur de l'assiette, et dont je me sens très proche.

On a aussi discuté des spécialités bretonnes avec ces cuisiniers venus d'un peu partout en France et curieux de savoir ce qu'on mange à Rennes. Ben... A part la galette saucisse, c'est quoi la spécialité rennaise ?

Fruits de mer, kig ha farz, kouign amann... Et ça a donné lieu à une discussion sur la prononciation si compliquée pour tous ceux qui habitent hors de Basse-Bretagne de kouign amann. Et ça a été mon passeport pour me glisser dans le labo de formation, le lendemain.

Mardi matin, les cuisiniers stagiaires avaient rendez-vous avec Alain Passard, Tugdual, Virginie et Isabelle pour prendre un cours de cuisine, 3 plats, avec le regard du Chef.

Et j'ai été invitée à venir faire goûter du kouign amann vers 13h30. Acheté chez Bouvier le matin, réchauffé au four juste avant d'y glisser les soufflés à l'avocat. J'ai mangé du kouign amann avec Alain Passard et j'en ai profité pour rester observer la fin de la préparation !

Juste à la fin du repas des stagiaires, les restes des plats qu'ils avaient préparé : quelques-uns des composants de la célèbre entrée "arlequin", betteraves et vinaigrette aigre-douce (huile d'olive, miel, jus de citron) ; purée de potiron (avec de l'orange ?), qui se magnifiait avec la sauce à l'hibiscus qu'on devine dans l'assiette où il ne reste pas miette non plus du canard qui allait si bien avec.

Juste à la fin du repas des stagiaires, les restes des plats qu'ils avaient préparé : quelques-uns des composants de la célèbre entrée "arlequin", betteraves et vinaigrette aigre-douce (huile d'olive, miel, jus de citron) ; purée de potiron (avec de l'orange ?), qui se magnifiait avec la sauce à l'hibiscus qu'on devine dans l'assiette où il ne reste pas miette non plus du canard qui allait si bien avec.

Le soufflé à l'avocat et au chocolat. Surprenant, on découvre le goût de l'avocat sucré, avec l'amertume équilibrée du chocolat ; puis on en redemande de cette délicieuse sensation d'avocat
Le soufflé à l'avocat et au chocolat. Surprenant, on découvre le goût de l'avocat sucré, avec l'amertume équilibrée du chocolat ; puis on en redemande de cette délicieuse sensation d'avocat
Le soufflé à l'avocat et au chocolat. Surprenant, on découvre le goût de l'avocat sucré, avec l'amertume équilibrée du chocolat ; puis on en redemande de cette délicieuse sensation d'avocat

Le soufflé à l'avocat et au chocolat. Surprenant, on découvre le goût de l'avocat sucré, avec l'amertume équilibrée du chocolat ; puis on en redemande de cette délicieuse sensation d'avocat

Etapes après étapes, la betterave rouge en croûte de sel. "Quand vous avez la chance d'avoir une grosse betterave, cuisez-là en croûte de sel" a-t-il dit. Dont acteEtapes après étapes, la betterave rouge en croûte de sel. "Quand vous avez la chance d'avoir une grosse betterave, cuisez-là en croûte de sel" a-t-il dit. Dont acteEtapes après étapes, la betterave rouge en croûte de sel. "Quand vous avez la chance d'avoir une grosse betterave, cuisez-là en croûte de sel" a-t-il dit. Dont acte

Etapes après étapes, la betterave rouge en croûte de sel. "Quand vous avez la chance d'avoir une grosse betterave, cuisez-là en croûte de sel" a-t-il dit. Dont acte

J'ai fait la petite souris et j'ai appris pas mal de choses, et j'ai encore plus envie d'en savoir plus...

  • le miel a un pouvoir émulsifiant
  • le goût de la betterave en croûte de sel : un peu trop salé sur les côtés enlever la première couche, même après la peau ?
  • l'avocat se marie bien avec le chocolat
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Bruncher et dîner de restes

27 Novembre 2013 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #Recette, #Inde, #légumes, #cuisine des restes

Bruncher et dîner de restes

Un dimanche midi, l'envie de cuisiner, des bettes et du potimarron dans le frigo, des bettes en fin de vie même...

Un curry de bettes :

  • tomber les feuilles de bettes dans un peu d'huile, puis mixer finement
  • faire le "gravy" blond avec des oignons, de l'ail, de la poudre de gingembre faute de mieux, des noix de cajou non salées broyées finement, curcuma, piment, cumin, et la pâte verte de feuilles de bettes
  • cuire les cotes, les pommes de terre et un peu de haricots verts surgelés pour compléter dans la sauce bien liquide
  • un peu de garam massala au moment de servir
  • un peu de jus de citron, faute de citron vert frais, un peu de yaourt pour adoucir, dans l'assiette, selon son goût

et avec ceci ? du riz cuit par absorption avec un peu de laurier et un peu de beurre en finition, un dal vite fait de lentilles corail avec du curcuma.

Une soupe de potimarron :

recherche de conseils d'utilisation : inutile d'enlever la peau (d'autant que j'ai acheté mes légumes en bio)

  • cuire à l'eau (départ eau froide), et ajouter un peu de muscade et de piment avant de servir
  • cuire à la vapeur des châtaignes (40 minutes au cuiseur vapeur, c'est plutôt pas mal) ; décortiquer, ah décortiquer...
  • je me suis un peu amusée avec les graines aussi : au four pendant une bonne heure, jusqu'à ce que ça craque bruyamment. Je crains qu'il ne me faille les décortiquer (elles aussi), il y a une capsule dure comme du bois tout autour
  • servir : soupe, quelques châtaignes pour donner de la mache, quelques graines de courge grillées, non oublier les graines de courge, elles ne sont pas décortiquées (question soumise à mes collègues cuisiniers : sans doute que ça ne marche qu'avec les jeunes citrouilles, pas avec les courges mures et grosses)
Bruncher et dîner de restes

Finir les préparatifs et servir le brunch :

je ne mens pas : on était bien 9, alors on varie les plaisirs et on enchaîne les petites quantités de tout pour se faire à la fois le petit déjeuner et le déjeuner :

  • du pain, de la brioche, un grille-pain, du beurre, de la confiture de rhubarbe
  • du thé vert, des litres, un chocolat chaud
  • du saucisson
  • une petite soupe, et la complicité de tous pour décortiquer les châtaignes
  • un thali veg improvisé
  • et on aurait presque mis un café par dessus !

je crois que j'ai compris ce qu'est un brunch !

Sortir de table à 17h ne coupe pas toujours l'appétit pour le soir ;

Passer une bonne partie de la matinée aux fourneaux et ranger les restes de l'apéritif de la veille ne vide pas le frigo mais donne des idées pour une petite faim :

  • une crêpe de blé noir qui n'a pas disparu en rouleau avec du fromage frais, un reste de rillettes de maquereau aux zestes de citron, un fond de yaourt pas fini du thali. prendre le temps de laisser la crêpe dorer et croustiller. déguster. vraiment pas mal !
  • un peu de lait, un oeuf, un reste de potimarron, un reste de jambon cru du marché des Lices... émincer le jambon, y sauter le potimarron coupé en petits morceaux, ajouter un peu d'eau et de matière grasse dans la poêle, réduire, débarrasser, verser la pseudo pâte à crêpe (oeuf, farine, lait), bien étaler dans la poêle, répartir le potimarron et la charcuterie, finir la cuisson. déguster... j'aurais gagné à retourner la galette obtenue, en couleur et en goût sans doute.
Une crêpe au maquereau, une omelette/crêpe au potimarron et jambon cruUne crêpe au maquereau, une omelette/crêpe au potimarron et jambon cru

Une crêpe au maquereau, une omelette/crêpe au potimarron et jambon cru

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Ratatouille, what else ?

20 Novembre 2013 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #légumes

Entre temps, je suis allée passée devant les rayons légumes appertisés d'une grande surface bio et celui d'un hypermarché classique. Dès qu'on regarde les légumes cuisinés, c'est un peu triste et peu varié...

De quoi parle-t-on :

  • les mélanges de légumes : petits pois carotte, macédoine... et puis après ?
  • les légumes cuisinés : ratatouille et puis après ?

L'offre est un peu moins pauvre dans le magasin bio, sans doute parce que "consommer bio" est aussi souvent consommer moins de viande et donc plus de légumes, varier les menus en composant différemment les assiettes, avec un peu plus de protéines végétales.

Côté céréales, féculents, il y a un choix vraiment séduisant, multiples sortes de lentilles, de boulgour, de couscous de blé ou de millet, pâtes plus ou moins complètes, pâtes de légumineuses, sarrasin, gomasio (sarrasin grillé), quinoa... J'ai un peu peu du mal à freiner mes ardeurs acheteuses tant il y avait de variétés que j'avais envie d'essayer ou d'accommoder.

Je pense que je ne suis pas l'acheteuse type des légumes en conserve ; ceci étant, le choix m'est apparu pouvoir se faire sur :

  • des légumes connus / rebattus annoncés comme bien cuisinés ou avec une typicité plus ou moins exotique : aubergines à la provençale, confit de poivrons... (points de suspensions qui ne remplacent pas des myriades de références)
  • des mélanges de légumes indiqués pour un usage spécifique : poêlée jardinière, légumes pour couscous, pour salade mexicaine... A noter que dans ces cas, il apparaît qu'il n'est nul besoin de préciser de quel type de légumes il s'agit, le nom générique "légumes" semble être tout ce que demande le consommateur (mais...)
  • des légumes "solution repas", davantage en magasin bio, couscous / tajine végétariens...
  • quelques petits trucs un peu séduisants : des mélanges à base de champignons variés (quand on sait le temps qu'il faut pour cuire des champignons bien fondants...)
Ratatouille, what else ?Ratatouille, what else ?Ratatouille, what else ?

Un peu moins de prise de risque dans les rayons que chez moi, mais c'est sans doute très normal.

Et j'ai l'impression de ne plus voir ces tartinables de légumes qui me plaisaient bien à l'apéro, en alternative aux rillettes diverses et variées. ça j'étais cliente, parce que je suis cliente des rillettes en conserve, parce que ce sont des textures et des associations sympas, parce qu'on n'a pas forcément envie de se préparer une aubergine entière hors saison, pour en faire un demi-petit bol de tartinable. Dommage..

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Autour de la betterave et associations d'automne

17 Novembre 2013 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #ingrédients, #Recette

Autour de la betterave et associations d'automne

J'ai travaillé dans la semaine sur des recettes à base de betterave ; mon collègue Samuel m'a dit qu'il n'aime pas trop ça, moi je me rends compte que ça m'inspire assez.

On a longtemps cantonné la betterave rouge à la "cuidité". Traditionnellement dans la famille c'était :

  • betteraves rouges, pommes et noix chez mes parents
  • betteraves rouges, tomates, persil plat frais et sardines à l'huile chez mes grands-parents et un filet de jus de citron ; avec des morceaux plus gros chez eux, et une combinaison qui tient un peu moins compte des saisons, question de génération... (je me rends compte que c'est une vraie madeleine pour moi cette entrée ; et que j'aimais pas trop quand on ajoutait des pommes de terre parce qu'elles devenaient roses irrégulièrement)

Lors d'un test au travail également, on s'est rendus compte que l'on connaissait le goût spécifique de la "betterave rouge en conserve", pas mauvais mais loin quand même de celui de la betterave fraîche cuite maison, le goût de la betterave de cantine, qu'on peut trouver à n'importe quel moment de l'année. Pratique...

Et puis on a commencé récemment (moi en tout cas) à essayer la betterave crue, râpée, tranchée finement, avec des carottes, du radis noir...

Et on en fait des chips, séchées longuement au four, parsemées de graines de cumin comme le fait ma sœur par exemple.

Et le vrai déclic pour moi de l'étendue des possibilités de la betterave, c'est la glace de betterave rouge que faisait Lecoq-Gadby lors de mon stage en février 2012, déjà... La betterave c'est sucré et c'est un super colorant.

1er essai, avec des betteraves cuites sous-vides achetées en supermarché, je le confesse, ce fut pour réaliser des brochettes de poulet tikka façon tandoori, roses et sans colorant artificiel. Mais pour faire du vrai indien, difficile quand même de se passer de la poudre de perlimpinpin...

Une petite soupe froide de betterave rouge, relevée de vinaigre balsamique et de noix, un petit oignon broyé en même temps que la betterave à la façon d'un gaspacho, quelques noix pour décorer. Et la bonne surprise de ce petit vin de Provence qui associait parfaitement ses saveurs un peu boisées avec la betterave.Une petite soupe froide de betterave rouge, relevée de vinaigre balsamique et de noix, un petit oignon broyé en même temps que la betterave à la façon d'un gaspacho, quelques noix pour décorer. Et la bonne surprise de ce petit vin de Provence qui associait parfaitement ses saveurs un peu boisées avec la betterave.

Une petite soupe froide de betterave rouge, relevée de vinaigre balsamique et de noix, un petit oignon broyé en même temps que la betterave à la façon d'un gaspacho, quelques noix pour décorer. Et la bonne surprise de ce petit vin de Provence qui associait parfaitement ses saveurs un peu boisées avec la betterave.

Autour de la betterave et associations d'automne

Je me suis penchée sur les châtaignes et je vais continuer, je pense, un autre produit qui m'inspire...

Et voilà le panais qui arrive et une première réalisation cette année. Il était bon, simplement cuit dans l'eau (départ eau froide), j'ai pas eu envie de rajouter inutilement des ingrédients. Mais il fallait faire quelque chose contre l'aspect "colle à tapisserie" : des graines torréfiées à la poêle, et en prime le joli bruit d'éclatement quand je les ai versées dans la soupe chaude. Et c'était bon ! Et un peu inspirée de ce que font les collègues au Comptoir, avec des châtaignes sur la soupe de butternut par exemple.

Autour de la betterave et associations d'automne

Et une dernière photo et recette pour le plaisir. Avec le froid qui arrive, on a plus envie actuellement de plats mitonnés. En voici un :

  • tacaud cuit au four. J'ai simplement versé dessus du vin blanc, quelques feuilles de laurier, un oignon, une gousse d'ail, des graines de fénugrec et de moutarde. J'ai bien retenu (je crois) ce que m'avait dit Beena Paradin : les épices ne s'utilisent pas seules mais toujours associées les unes aux autres.
  • tagliatelles de blé noir. Des crêpes (je ne renonce pas à mon vocabulaire de Cornouaillaise) coupées en lamelles, passées au beurre fondu, chauffées au four, pour faire simple.
  • j'ai pensé à réduire le jus de cuisson et le monter au beurre. Et puis finalement, le jus était assez gouteux, avait assez de texture. Et j'ai donc réalisé quelque chose de vraiment peu gras !
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Les anglais ont gagné ?

11 Novembre 2013 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #analyse, #à emporter, #pâtisserie

Loin de moi l’idée de rentrer dans des considérations footballistiques. D’ailleurs y avait un match ?

Et je n’ai pas ambition de parler politique non plus. Parlons cuisine : la « perfide Albion » a-t-elle pris le pas sur la gastronomie à la française ?

Ce qui me fait penser ça c’est « l’invasion » de mots anglais dans le vocabulaire de la cuisine, de la bouffe, de la nourriture, du manger… Multitude de mots pour en parler en français, pas un de pleinement satisfaisant. En anglais : « food » et tout est dit. J’adopterais bien le mot breton : « boued » mais je ne le trouve pas assez joli, oui c’est bête sans doute.

La « food » est entrée en France avec le fast-food, « mon dieu quelle horreur » ; auquel les Italiens ont répondu par le mouvement « slow-food », qui n’a pas tellement pris en France, parce qu’on n’a pas besoin d’une « marque » pour continuer à faire ce qu’on faisait déjà ; c’est ce que disent pas mal de personnes, je les rejoins assez.

N’empêche, on décline la « food » à toutes les sauces depuis : food truck, food service, fooding, porn-food, street food…

Et encore des mots anglais pour désigner des façons de faire plutôt bonnes : slow-fish, fast-casual…

Et même le mot « French cuisine » qui est au niveau international la façon la plus commode de parler de la tradition culinaire et gastronomique française.

Les anglo-saxons ont gagné alors ? C’est avec des mots anglais qu’on parle le mieux de la cuisine de qualité ? des tendances culinaires ?

En tout cas, la langue anglaise est un moyen pour remettre au goût du jour certains ingrédients. En témoigne le succès de la cranberry… Aurait-il été un fruit aussi bon, nutritionnellement intéressant, « fashion » (tiens, tiens…) si on avait continué à l’appeler canneberge ?

Et si c’était l’avenir du Cynorrhodon (ou gratte-cul, le fruit de l’églantier, un autre « super-fruit ») de se renommer « rosehip » ?

Malgré toute la fierté que l’on peut avoir de la « French Cuisine », c’est quand même intéressant de se dire aujourd’hui que l’on peut manger tout à fait bien outre-manche et pas seulement de la cuisine indienne (même si…).

Il y a les grands noms « people » d’Angleterre : FatDuck, Jamie Oliver, Gordon Ramsay… Objectivement il y a 15 ans, on n’aurait pas parié là-dessus, que des Anglais puissent donner des leçons de cuisine ! Les temps changent et ça ouvre les esprits, et moi je m’en réjouis !

Il y a aussi la redécouverte de la cuisine traditionnelle anglaise, dont on parle de plus en plus.

Et tout un tas de mets anglais ou américains qui rentrent petit à petit dans notre culture culinaire, mondiale, française, globale… cookies, cheese-cakes, curd, fudge, crumble, burger, sandwiches…

Au mois de novembre, il est devenu tout à fait normal de parler de la dinde de Thanksgiving, et même de l’essayer,

La pâtisserie française a encore de beaux jours devant elle mais elle s’inspire, elle s’inspire… des cake-design (avec tout le bien que j’en pense…) et autres Philadelphia

Et le burger et le sandwich ont maintenant pris leurs lettres de noblesse ; on peut s’attabler avec plaisir devant un burger dans un palace parisien, ou cuisiner à la maison un burger gourmand ; loin du fast-food subi des années 80-90 ! Fast-casual, Fooding et désacralisation de la haute-cuisine "à la Française" (prononcez avec l'accent british).

Mais difficile en tout cas d’échapper à l’anglais pour tout ce qui se rapporte à la cuisine de rue, tant qu’on n’a pas inventé le modèle français (et j’en rêve !), on utilise forcément les termes des autres langues. Les Espagnols ont les bocadillos, et nous c’est pour quand ? Et qu’est-ce que l’on proposera ?

C’est un peu frustrant de se dire que la cuisine française, que l’on mange, que l’on déguste, que l’on rêve, se raconte à renforts de mots anglais. Peut-on faire autrement ? Je compte donc me lancer, avec un peu de mauvaise foi, dans un lexique anglais>français, que je vais tenter de nourrir petit à petit. Pour voir si l’on peut se passer des mots anglais. Pas sûr…

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Pommes de terre au gratin

11 Novembre 2013 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #Recette, #ingrédients

Une recette que je fais souvent (ou assez souvent...) :

des pommes de terre, du chorizo, des petits pois (surgelés), des oignons.

Essai du moment :

  • ajouter les haricots surgelés en fin de cuisson des pommes de terre à l'eau
  • sauter les morceaux de chorizo, réduire les oignons émincés dans le gras qui est ainsi généré
  • ajouter les haricots verts blanchis, les poivrons rouges émincés et mélanger.
La version gratinée au four, pas assez malheureusement à cause de mon four à gaz... Note pour plus tard : ne pas cuire le chorizo avec les légumes, ça le rend spongieuxLa version gratinée au four, pas assez malheureusement à cause de mon four à gaz... Note pour plus tard : ne pas cuire le chorizo avec les légumes, ça le rend spongieux

La version gratinée au four, pas assez malheureusement à cause de mon four à gaz... Note pour plus tard : ne pas cuire le chorizo avec les légumes, ça le rend spongieux

Un essai, à la poêle

la galette de pommes de terre aux légumes.

  • passés au mixeur, assez rapidement : pommes de terre, poivron vert, carotte, un peu de radis noir
  • mélangés avec un œuf pour avoir du liant
  • cuisson à la poêle, à couvert, d'un côté, puis de l'autre

Tout s'est bien décollé, facilement, les pommes de terre ont cuit assez rapidement. Pas forcément le meilleur mélange de légumes mais ça donne des idées pour d'autres essais. Et je tenterai aussi de mettre de la farine de pois chiche plutôt que de l'œuf.

pendant la cuisson, côté face, côté pilependant la cuisson, côté face, côté pilependant la cuisson, côté face, côté pile

pendant la cuisson, côté face, côté pile

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Les chataignes - suite

9 Novembre 2013 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #Recette, #ingrédients, #Veg

C'est la pleine saison, ou presque encore. Je m'en suis vu offrir des kilos alors je continue à tester...

Dans la première série, j'avais aussi essayé une recette qui demande de peler des châtaignes crues.

On cuit à la cocotte des châtaignes sur un lit de navets, et on recouvre de feuilles de choux. Et on cuit à couvert tout doucement.

J'avais travaillé avec ce que j'avais sous la main : du radis noir à la place des navets, des feuilles de laitue à la place du chou (plutôt que d'acheter un chou entier). J'avais démarré la cuisson sur le feu, et fini au four.

Résultat un peu sec, et un goût de navet un peu trop présent, mais malgré tout une piste intéressante à creuser.

Les chataignes - suite

Nouvel essai aujourd'hui, bien plus convaincant.

Mais mon dieu que c'est long d'éplucher des châtaignes !

Dans la cocotte en fonte : faire réduire des oignons émincés dans un peu d'huile, mouiller avec un peu de cidre, ajouter le radis noir en tranches (moins que la fois précédente), les châtaignes, les pommes coupées en quartiers et mouiller avec l'équivalent d'un verre de fonds de volaille (fait-maison, conservé au congélateur).

La cuisson a dû prendre un peu plus d'une demi-heure, soit beaucoup moins que le temps de préparation !

Les petites peaux s'enlevaient assez facilement alors, et l'on obtient des châtaignes vraiment brillantes, dorées, que je ne me suis cependant pas risquée à photographier. Quand on n'a pas un bon appareil, mieux se contenter de suggérer !

Je n'ai même pas salé et c'était pas mal du tout, assez équilibré. Le reste est au congélateur, pour tester pendant un ou deux jours, la résistance de la recette et envisager de la proposer en accompagnement d'une volaille à Noël.Je n'ai même pas salé et c'était pas mal du tout, assez équilibré. Le reste est au congélateur, pour tester pendant un ou deux jours, la résistance de la recette et envisager de la proposer en accompagnement d'une volaille à Noël.

Je n'ai même pas salé et c'était pas mal du tout, assez équilibré. Le reste est au congélateur, pour tester pendant un ou deux jours, la résistance de la recette et envisager de la proposer en accompagnement d'une volaille à Noël.

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Un vrai poulet au whisky

4 Novembre 2013 , Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #Recette, #poulet

On parle souvent de poulet ou de dinde au whisky avec un sourire en coin ; à cause de la recette mythique, dans laquelle on boit du whisky en regardant la volaille dans le four, et qui ne se termine pas par une tablée conventionnelle (et c'est rien de le dire !).

Le cahier des charges de vendredi soir, c'était de se débarrasser (enfin) d'une bouteille de whisky tout juste assez bonne pour faire des Irish Coffee.

Quelques recherches internet, pas convaincantes ni originales, et surtout qui n'utilisaient "que" 10 cL de whisky...

Invention de coin de paillasse :

Poulet farci au whisky et aux raisins, pommes de terre au four

La farce : 1 baguette rassie, raisins blancs épépinés, un peu de chair de poulet, 2 verres de whisky (pour 2 gros poulets > on était 14), cèpes, sel, poivre + une poire pour refermer le "schtroumpf" du poulet.

On met un peu de beurre sous la peau du poulet farci, on sale, on arrose d'un peu de whisky, et on enfourne (180°).

Les pommes de terre, coupées en morceaux, dans le lèche-frite, sous la viande, un peu de beurre pour démarrer la cuisson.

En cours de cuisson, on retourne le poulet, on l'arrose du jus de cuisson, et on rajoute un peu de whisly ; et on arrose généreusement les pommes de terre du même jus de cuisson, en les remuant un peu dans leur plat.En cours de cuisson, on retourne le poulet, on l'arrose du jus de cuisson, et on rajoute un peu de whisly ; et on arrose généreusement les pommes de terre du même jus de cuisson, en les remuant un peu dans leur plat.

En cours de cuisson, on retourne le poulet, on l'arrose du jus de cuisson, et on rajoute un peu de whisly ; et on arrose généreusement les pommes de terre du même jus de cuisson, en les remuant un peu dans leur plat.

Bilan : les pommes de terre étaient très bonnes, le poulet a finalement assez peu absorbé le goût du whisky, la farce par contre, et particulièrement les raisins, ça cognait un peu !Bilan : les pommes de terre étaient très bonnes, le poulet a finalement assez peu absorbé le goût du whisky, la farce par contre, et particulièrement les raisins, ça cognait un peu !Bilan : les pommes de terre étaient très bonnes, le poulet a finalement assez peu absorbé le goût du whisky, la farce par contre, et particulièrement les raisins, ça cognait un peu !

Bilan : les pommes de terre étaient très bonnes, le poulet a finalement assez peu absorbé le goût du whisky, la farce par contre, et particulièrement les raisins, ça cognait un peu !

La viande est restée un peu rosée, sans doute en raison du whisky.

Les raisins ont absorbé tout le goût du whisky, pour une prochaine fois, on s'est dit que ce serait pas mal de flamber le whisky avant de le mélanger à la farce, ou de flamber la farce. Un conseil à partager ici ?

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