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CAP cuisine&innovation

Anglicismes de cuisine

Rédigé par Véronique Le Berre Publié dans #analyse

Je croyais pouvoir ranger ces mots en 2 catégories :

  • Juste un mot : Les mots anglais pour traduire les tendances d’ici ou mondiales
  • Engli-trendy : Les tendances qui nous viennent d’Angleterre ou des Etats-Unis

Cependant, c’est un peu plus complexe que je ne le pensais. L’introduction des mots anglais dans notre langage culinaire n’est pas récent (burger, cake, crumble plus récemment) et certains correspondent pourtant à des tendances récentes ici (le burger chic, le cake design…)

Brownies :

Quelle est la différence entre un brownie et un gâteau au chocolat ? Il est forcément aux noix ? Il est toujours carré ? Il est plus dense ?

Traduction littérale : un brownie n’est pas un « truc brun », c’est un lutin !!!???? ça fait porter un autre regard sur le brownie aux noix ???!!! (ne jamais avoir peur d’abuser des signes de ponctuation…)

(11-déc-13)

Brunch :

Un mot-valise qui combine breakfast et lunch. Né aux Etats-Unis à la fin du XIXè siècle et dans les tendances ici depuis quelques années. Un repas qui associe le petit déjeuner et le déjeuner, entre 11h et 15h, on va dire que ça se prête bien aux dimanches qui sont des lendemains ou dont on a profité du tout début de matinée pour aller prendre l’air ; du thé, du café, du jus d’orange, un petit déjeuner anglais amélioré dans lequel on met un peu ce qu’on veut, de chaud, de froid, de salé, de sucré. Et chacun picore ce qu’il veut dans l’ordre qu’il souhaite. Cf ma petite expérience...

En pur français : grand petit déjeuner. Proposition de l’académie française. Mouais…

(17-nov-13)

Bun :

Le pain à burger, beaucoup plus célèbre maintenant qu'on en fait des chignons... Ou on en fait des chignons parce que c'est une vraie tendance de consommation ?

(24-nov-13)

Burger :

Non non, le hamburger n’est pas un burger au jambon (ham en anglais), le mot vient bien de Hambourg et des immigrés allemands de cette ville qui ont popularisé une forme de sandwich, qui fut d’abord au porc. Figure de style, c’est une aphérèse de dire aujourd’hui burger plutôt que hamburger.

Et depuis qu’on dit burger, on se l’approprie un peu plus en France, on le décline de mille façons, avec des ingrédients typiquement français, et on le voit de plus en plus dans des lieux chic.

En pur français : pain à burger ? sandwich burger ?

(17-nov-13)

Cake :

Au départ, un quatre-quarts qui n’en est pas un, avec des proportions un peu différentes, un peu de levure chimique et des marquants aromatiques : fruits confits, raisins secs… qu’on imbibe d’alcool avant inclusion.

Depuis quelques années est venue la mode des cakes salés, la première pâtisserie sucrée déclinée en salé (si j’exclue les tartes) avant les macarons, les flans, les cheese cakes, les tiramisu… Et une forme de décomplexion pour les cakes sucrés également auxquels on ajoute un peu ce qu’on veut, et dans lesquels on remplace les ingrédients de base par d’autres équivalents, du jus d’orange pour du lait, du chocolat blanc pour du beurre, des farines de châtaignes… et par exemple : http://capcuisineetinnovation.over-blog.com/la-recette-compl%C3%A8te-du-cake-%C3%A0-la-cl%C3%A9mentine-au-chocolat-blanc-aux-noix-de-cajou

En pur français : gâteau ? manqué ?

(17-nov-13)

Cake design :

L’art de se consacrer sur le visuel plutôt que sur le goût des pâtisseries, en noyant souvent des gâteaux insipides bourrés de colorants en poudre, sous des couches de pâte à sucre sculptée. Je suis très critique de la démarche « brute », on ne joue pas avec la nourriture, et en même temps admirative de la technicité des praticiens/nes. Et je rêve du moment où on pourra trouver ce genre de cup cakes ou wedding cakes aussi savoureux que beaux.

En pur français : gâteau décoré ? conception de gâteau ?

(17-nov-13)

Cheesecake :

La version la plus classique ou académique se présente sous forme d’une tarte. Le fond ce sont des biscuits mixés mélangés à du beurre. La garniture est composée de fromage frais, d’œufs et de sucre. On peut ajouter des fruits frais, le consommer avec des coulis de fruits rouges… Et je me souviens d’une recette fétiche de ma mère, qu’on appelait tarte au fromage blanc, cuite et donc recouverte d’une fine pellicule gratinée. Et il y a aussi le tourteau fromager… http://www.marmiton.org/recettes/recette_tourteau-fromager-du-poitou_18396.aspx

Le cheese cake n’est donc pas d’une tradition spécifiquement américaine.

En pur français : gâteau ou tarte au fromage ?

(17-nov-13)

Comfort food :

En pur français : cuisine réconfortante

Et je crois que je préfère la version française. ça sent le bien-être, la chaleur, le cocon, le souvenir d'enfance... A la fois facile à faire, et qui fait du bien.

Je crois que les coquillettes au beurre (et au jambon) sont un peu le standard français là-dessus ! On en a mangé quand on était petit, c'était maman qui cuisinait, c'est doux sur la langue...

Moi je classe en n°1 dans cette catégorie le chocolat chaud, bien intense, bien réduit, avec du miel si j'ai mal à la gorge.

Je crois que je classerais bien la cuisine d'Isabelle Ligeron, ce qu'elle m'en a dit, dans cette catégorie. Et je m'en suis inspirée pour un plat de réconfort et de soin jeudi dernier voyant la grippe pointer son nez : du riz, des lentilles corail, du gingembre parce que ça réchauffe, de la nigelle parce que c'est bon pour tout, du beurre parce que. Tout cuit en même temps, à la façon du one-pot-pasta, nouvelle tendance venue d'Amérique... et qu'il faut suivre ?

(9-fév-15)

Anglicismes de cuisineAnglicismes de cuisine

Cookies :

Littéralement, biscuits. Mais ce n’est pas n’importe quel biscuit… On en trouve des frais un peu moelleux à la sortie du four et de vrais biscuits croquants. Hello… Mais toujours avec des marquants, fruits secs, noix de pécan, noix, noisette, pépites de chocolat, de nougatine… (de moins en moins de nougatine, un peu tombée en désuétude je crois).

(17-nov-13)

Cranberry :

En pur français : canneberge

Alors à quoi ça sert de lui donner un mot anglais ? Marketing sans doute. A nous laisser entendre que c’était un super fruit que les Néo-Zélandais nous apportaient enfin, même si on l’avait à portée de main depuis toujours… Peut-être qu’un jour, on dira à nouveau canneberge, quand on voudra à nouveau vendre du cynhorrodon, et du coing, et que ce sera « mode » de manger des fruits disparus, comme ce fut si tendance de redécouvrir les légumes oubliés.

(17-nov-13)

Crumble :

En bon français : miettes

Bien bien rentrée dans les mœurs cette technique-ci aussi, et plus facile à réussir qu’une tarte tatin… L’original, avec des pommes et une cuiller de crème fraîche juste avant de le consommer tiède ; aujourd’hui un concept particulièrement intégré dans la gastronomie et les habitudes françaises, que l’on s’est réellement appropriés :

  • Les garnitures salées : ratatouille, fromage, saumon…
  • Les pâtes avec un peu tout ce qu’on veut dedans : fromage râpé, farines spéciales, graines, pépites de chocolat, dés de tomate séchée…
  • Les pâtes qu’on cuit à part : sablés maison émiettés au moment de servir, petits-beurres, galettes bretonnes, speculoos

Ce sont des miettes, ça évoque les restes et c’est en tout cas une belle façon de composer en urgence un plat qui a un peu d’allure, avec ce qui tombe sous la main. J’aime ! (comme dirait l’autre sur facebook), mais je préfère nettement les crumble où la pâte cuit sur la garniture plutôt que celle qu’on ne laisse pas absorber le « jus » de ce qu’il y a en dessous… Encore que la recette de Thierry avec le maquereau au four, ou celle de Norig avec la ganache chocolat montée...

(11-déc-13)

Dipper (verbe) :

plonger quelque chose de ferme et croquant le plus souvent, dans quelque chose de plus ou moins liquide pour enrober le bâtonnet, la chips, la crevette (…) d’un assaisonnement en une couche plus ou moins épaisse.

To dip = tremper

Dipper = mot français d’origine anglaise, tellement adopté dans le vocabulaire qu’il ne sert plus à rien de lutter…

(9-juin-14)

Doggy bag :

Si je l'écris aujourd'hui, c'est que j'ai entendu plusieurs fois le mot cette semaine, comme un terme vraiment adopté, et ça y est, dont le principe est intégré dans la culture, même si on n'ose assez peu encore demander au restaurant un récipient pour emporter les restes avec soi. Peut-être plus facile à faire dans les cultures où les restaurants proposent la vente à emporter de façon très naturelle (où donc, on a un peu moins travaillé l'esthétique du service à l'assiette).

Quelque chose qu'on voit venir aussi dans un esprit anti-gaspi.

En bon français : "sac à toutou", car on aura le prétexte de dire que les restes seront pour le chien, pas pour soi, les restes, quand même... on a sa dignité ! En version plus décomplexée, on parlerait de "boite à restes", "to-home-box" parce que parler anglais ça fait toujours tendance !

(13-avr-14)

Finger food :

= quelque chose à manger de la taille d'un doigt. Et facile à tenir entre 2 doigts, dans l'esprit du "one-hand-snack". Et c'est peut-être parce que le finger food a le vent en poupe que les éclairs aussi ! Et ce qui est sympa avec le finger food sucré c'est que l'on peut en prendre plusieurs (le 6 mai c'est la journée internationale sans régime)

(6-mai-14)

Foodpairing :

= association de saveurs, d'aliments qui vont bien ensemble. Je suis obligée de reconnaître que le terme anglais a plus de force, d'allant, de vie que ce que l'on peut dire en français...

(30-nov-13)

Food-porn :

On parle d'exhibition, de dévoilement sans retenue. On photographie tout et on partage toutes les images sur internet. Je confesse, je pratique (un peu), pas seulement ici et via Facebook, je suis aussi adepte d'un site qui s'y consacre pleinement : foodreporter

En pur français : pornographie alimentaire ?

à ne pas confondre, je crois, avec la notion de porn food (voir plus bas)

(2-fév-14)

Food service :

Par opposition à « retail ». Le food service est tout ce qui concerne le monde de la restauration (et donc la gastronomie), ce qu’on va proposer au consommateur final hors de son emballage, prêt à être consommé ; alors que le « retail » concerne les produits vendus au consommateur dans un emballage et dans des circuits de distribution directs, destinés à lui, pas seulement la GMS mais aussi la distribution automatique, parfois considéré comme de la restauration hors domicile, et c’est là que ça se complique…

Le food service est un univers cohérent, dans lequel on s’adresse à des cuisiniers. J’y suis !

En pur français : au service de la restauration ?

(17-nov-13)

Foodtruck :

De Food et Truck (camion), des camionnettes plus ou moins aménagées / stylisées, qui proposent des plats plus ou moins élaborés, plus ou moins bons / légers / intéressants ; mais de mieux en mieux. Une offre qui permet à des cuisiniers de s'installer à moindre frais, de proposer leur offre dans des lieux différents chaque jour, au plus près de la consommation ; pas de table à desservir, mais un gros boulot en amont sur la rapidité du service et les emballages faciles à transporter.

En bon français : camion cuisine, restaurant ambulant... (et ça questionne sur le sens de "restaurant" aujourd'hui, le lieu où l'on sert à manger ? le lieu où l'on mange ? le lieu où l'on cuisine ET on sert les clients ET on mange ?)

(4-mars-14)

Junk Food :

Celui-ci on va pas trop se plaindre de devoir utiliser un terme anglais. Junk ? Ben, junkie, vous voyez ? Littéralement, ce serait la nourriture déchet/camelote. C'est la nourriture facile à consommer, rapide et plutôt trop grasse, trop sucrée, trop salée, pas vraiment bonne pour la santé, pas vraiment équilibrée et dans laquelle les "méchants" industriels ne se privent pas pour mettre un peu n'importe quoi sans se préoccuper de notre bien-être. Oui mais nourriture réconfortante aussi, du croquant + du gras + du sel ou du sucre, et on se sent mieux, et on en redemande (réaction chimique et hormonale contre laquelle on ne peut rien > qui peut s'arrêter avant la fin du paquet de chips ?)

(5-déc-13)

Lunch box :

Un mot que j'ai pas mal entendu en Inde, où il est courant d'amener son déjeuner au travail (et c'est ce qui a généré le film The Lunchbox qui se passe à Bombay), par extension, et en passant par l'Angleterre, on a assez apprivoisé le terme en France aussi. Parce que comment dire en bon français ? Déjeuner à emporter ? Boite à déjeuner ? Mouais... on ne met pas tout à fait la même chose derrière les mots lunch et déjeuner, non ? Le 1er va pour moi être plus rapide et informel que le 2nd !

La lunch box concurrencée aujourd'hui par le terme japonais de bento ; ou on est peut-être plutôt sur le contenant pour le bento et sur le concept et le contenu pour la lunchbox ?

(16-mai-14)

Mug Cake :

Gâteau express, préparé dans la tasse (pas de vaisselle) et cuit au micro-onde (rapide). Gourmand et réconfortant.

Originaire des Etats-Unis

Se fait plutôt avec les ingrédients du frigo, de l’épicerie, qu’on a sous la main au moment où l’envie se fait sentir. Dépannage pour arrivée d’invités impromptue ou petite faim sous la couette, devant la télé.

Pas d’ingrédients étranges / originaux, à acheter spécialement pour un mug cake : avec les restes (fromage, jus d’orange, chocolat, salade de fruits…) qu’on colore avec des épices, des arômes, des fruits secs…

Je n'ai pas de micro-onde : ça compte les cheese-cakes express avec un yaourt, des digestives et de la salade de fruits ?

En pur français : comment dit-on mug ? ;-)

(5-déc-2013)

One-hand snacking

Une notion très streetfood : quelque chose qu'on peut manger en marchant, tout en tenant son sac de l'autre. Et ça méritait un nom ? La précision à l'anglaise... En tout cas, moi je vote pour ! Dans la rue, mais aussi en voiture ; combien de fois n'ai-je pas espérer trouver une offre de sandwich fin, qui tienne dans une seule main et qu'on puisse acheter en bordure de 4 voies pour les jours où l'on est bien obligé de déjeuner en voiture sans s'arrêter.

En pur français : encas à une main...???

(4-mars-14)

Pornfood :

Par analogie avec la pornographie, c'est la nourriture qui dépasse la gourmandise, tendance luxure / délictueux. Un petit goût d'interdit, une absence de considération diététique (ou même plutôt l'inverse), un petit quelque chose de "je ne devrais pas mais ça a l'air trop bon". Du coulant, du croustillant, de l'onctueux qui enveloppe la bouche, du gras, du puissant en bouche, tellement appétissant que l'on ne contrôle pas les papilles et auquel on ne peut pas résister. Un brownie au chocolat bien sombre, et pas tout à fait assez cuit au milieu ; tremper le doigt dans une pâte à gâteau crue ; un hamburger avec la sauce qui dégouline ; des St-Jacques au barbecue, bien grillées, qu'on arrache à la grille et qu'on croque sans façon ; l'os de la côte de bœuf qu'on va pouvoir rogner et arracher les derniers lambeaux de chair, et tant pis s'il y a un peu de sang qui coule le long du menton... (et aussi le 26 mars, une galette de blé noir avec de la glace chocolat-brownie, parce que le chocolat et le blé noir ça va bien ensemble, tout à fait décadent, imphotographiable mais pas extraordinaire).

En pur français : nourriture pornographique ?

à ne pas confondre, je crois, avec la notion de food-porn (voir plus haut)

(2-fév-14)

Slunch :

Le petit frère du brunch, entre le supper et le lunch ; ce serait un gros goûter avec du salé principalement, un peu plus tôt que le dîner. On dit aussi drunch, contraction de dinner et lunch ; moi j'aurais assez facilement dit contraction de drink et lunch, soit "manger dans un verre" ou dîner de plats liquides, de soupes, de smoothies, de jus, de crèmes... toutes ces petites choses qu'on peut consommer à la paille et qui sont assez dans les tendances...

(21-mars-14)

Snacker :

On utilise beaucoup ce mot en ce moment pour évoquer une cuisson rapide à feu vif, dans l'esprit "plancha à l'unilatéral" par exemple. Evolution française d'un mot d'origine que nous nous sommes tout à fait approprié ? Et qui ferait l'analogie entre restauration rapide et cuisson rapide ?

En bon français : snacker, sauter ?

(3-mai-14)

Snacking :

De l'anglais, to snack, grignoter, le grignotage, et par extension tout type de consommation hors codes du "repas à la française en 3 parties" classé au patrimoine mondial de l'Unesco : la consommation hors des repas, la restauration rapide, les menus composés d'un seul plat... Ceci étant, depuis mon petit poste d'observation, je me dis qu'on a déjà inventé un snacking à la française, et que ça s'est amélioré, et que ça va encore en s'améliorant.

(3-mai-14)

Soft :

ça veut juste dire "doux", "souple", "mou" et en fait ça veut dire sans alcool en langage courant. Soft, 1 syllabe, sans-alcool, 3 syllabes. CQFD

(30-déc-13)

Spam :

Rien à voir avec la nourriture mais un mot issu de la nourriture. Spiced-Ham, contracté en spam. Idéal pour briller en société !

En bon français : pourriel

(4-mars-14)

Street food :

On en parle beaucoup, et on est pas très bon en France... On ne peut pas être champion du monde du temps passé à table et de la commensalité ET de la bouffe de rue (la traduction est un peu moche, non ?).

De mon expérience, c'est l'Inde la championne du monde de la cuisine de rue ; il paraît que la Thaïlande se défend pas mal non plus, il faudra que j'aille voir...

Ma copine Mélanie fait une formation de cuisine en Espagne et donc en espagnol et me dit qu'elle a une certaine facilité par rapport à d'autres élèves car beaucoup de mots sont en français (je ne sais pas comment les verbes se conjuguent par contre) ; pas étonnant donc que la street food emploie du vocabulaire dans la langue de pays où la pratique est la plus habituelle.

Pour autant, ça se développe, à l'image de l'amélioration de la proposition culinaire en festivals et de la diversité intéressante des foodtrucks (voir ci-dessus !)

(4-mars-14)

White fooding :

Syndrome de l’autisme, qui fait ne manger que des choses blanches. Pas très rigolo, mais ça fait partie du paysage ; les troubles alimentaires / de santé ont aussi des noms anglais...

(4-mars-14)

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